vendredi 8 août 2008

Les énergies renouvelables

L’un des enjeux majeurs d’une construction bioclimatique est de tirer le profit maximum des sources d’énergie renouvelables afin de réduire la consommation en énergie primaire (électricité, gaz, fuel). A noter d’ailleurs qu’il ne s’agit pas d’énergies primaires mais plutôt d’énergies finales, c’est à dire directement utilisables par le consommateur. Conventionnellement on entend par énergies primaires, celles présentes à l’état brut sur notre planète (pétrole brut, gaz naturel brut, uranium, hydraulique…). L’électricité ne peut en aucun cas être considérée comme une énergie primaire. Fermons la parenthèse.

Les énergies renouvelables sont, par ordre décroissant en terme de consommation, les suivantes :
1- la biomasse
2- l’énergie hydraulique
3- l’énergie géothermique et aérothermique
4- l’énergie solaire (thermique et photovoltaïque)
5- l’énergie éolienne

Au niveau des particuliers, toutes ces énergies sont disponibles (on peut faire de l’hydraulique si on a la chance d’avoir un ruisseau qui passe dans son jardin). Certaines sont utilisables directement (le bois par exemple), d’autres ont besoin d’être transformées (hydraulique, éolien, photovoltaïque) et d’autres enfin nécessitent d’être conditionnées (solaire thermique, géothermie).

Dans le cas de notre projet, nous avons retenu 2 sources principales d’énergie, à savoir le bois et le solaire thermique. Le bois (sous forme de granulés) s’est rapidement imposé car il existe dans notre région des entreprises qui rachètent le bois de taille et de coupe aux agriculteurs du coin et les transforment en briques ou en granulés. Ensuite le solaire thermique nous est aussi apparu comme une évidence car la technologie est désormais mature et c’est une énergie entièrement gratuite (hormis l’investissement initial) et disponible tous les jours (les journées sans soleil sont rares par chez nous, les journées sans pluie aussi d’ailleurs).

Pour le bois, j’ai finalement retenu la solution du poêle, alors que je m’étais orienté initialement vers une chaudière. Plusieurs raisons à cela :
- premièrement, l’option « chaudière + solaire » m’est vite apparue surdimensionnée. Pour le complément chauffage et eau chaude sanitaire, j’ai besoin de 10 kW. Un poêle suffit largement, à condition de pouvoir le raccorder au ballon d’eau chaude (on parle alors de thermo- poêle ou de poêle - chaudière),
- deuxièmement, le poêle procure le « plaisir du feu » au contraire de la chaudière,
- troisièmement, j’ai trouvé un modèle qui permet une alimentation automatique en granulés de bois à partir d’un stock situé soit en sous-sol soit dans un appentis.

En ce qui concerne le solaire, il existe de multiples possibilités pour utiliser cette énergie gratuite et inépuisable. Il y a d’abord les capteurs thermiques à eau, utilisés soit pour la production d’eau chaude sanitaire (chauffe-eau solaire individuel ou CESI) soit pour la production d’ECS et le chauffage. On parle alors de Systèmes Solaires Combinés (SSC). Suivant les régions et la taille de la construction, un SSC peut couvrir de 30 à 70% des besoins en eau chaude et en chauffage. En Basse Normandie, cette proportion s’établit entre 35 et 45%. Avec 16 m2 de panneaux solaires, le calcul théorique de l’autonomie solaire me conduit à une valeur de 43%. Selon le programme d’évaluation des SSC réalisé par l’ADEME en 2006, le système le plus performant semble être le Plancher Solaire Direct (PSD) proposé par la société Clipsol. Ce système donne la possibilité d’alimenter directement le plancher chauffant avec le fluide caloporteur provenant des capteurs solaires.

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